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Plan de sauvetage de la Grèce : un billet de 16,8 milliards d'euros pour la France

Publié par Documentissime le 16/05/2010 | Lu 5872 fois | 0 réaction

L'Assemblée nationale a validé, dans la nuit du lundi au mardi 4 mai, le plan d'aide d'urgence à la Grèce. Cette aide française représentera 16,8 milliards d'euros, sur une période de 3 ans, à un taux de 5%. Au total, 110 milliards seront déboursés par l'Union européenne et le FMI. La Grèce s'engage à s'imposer une cure d'austérité afin de redresser la situation économique du pays.

Face à la situation financière de plus en plus précaire de la Grèce, un plan d’aide d’urgence a été mis en place par l’Union européenne et le FMI. La France devra aider la Grèce à hauteur de 16,8 milliards d’euros. Le soutien français représentera 20% du prêt accordé par l’UE, ce qui correspond à sa quote-part au sein de la Banque centrale européenne (BCE).

45 milliards d’euros au total étaient prévus, 30 de la part de l’UE, 15 provenant du FMI. Cependant, ces prévisions ont dues être révisées à la hausse. En effet, 110 milliards seront débloqués pour la Grèce, dont 80 milliards à la charge de l’UE et 30 milliards à la charge du FMI. Le plan de redressement se prolongera sur 3 ans avec un taux de 5%. Ce flux monétaire servira entre autres à honorer une précédente dette grecque dont l’échéance se situe au 19 mai 2010.

Si les députés de l’UMP et du PS ont voté pour ce prêt, certains groupes ont cependant résisté : en effet, seuls les députés du PCF et du Parti de gauche, ainsi que Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République, un ancien UMP) ont voté contre. Le projet de loi finances rectificative résultant du vote de cette aide est désormais soumis au Sénat pour une adoption définitive, prévue pour ce jeudi 6 mai.

« Nous avons pour impératif la réactivité car c'est la stabilité de la zone euro qui est en jeu, pour la première fois de son histoire », a déclaré  Christine Lagarde (ministre de l’économie). La ministre parle d’extrême vigilance concernant le respect des mesures d’austérité prises par la Grèce. En effet, la Grèce s’est engagée en contrepartie de ce soutien à imposer une « cure d’austérité » aux citoyens grecs. Le pays devra entre autres réduire son déficit public, supprimer les 13e et 14e mois de salaire des fonctionnaires et reculer l’âge de la retraite.

Mais la situation s’annonce encore très difficile. « Si au bout de six ou douze mois, la croissance ne remonte pas et le déficit est toujours aussi important, la Grèce n'est pas à l'abri de la "faillite"», pronostique Nicolas Bouzou, directeur du cabinet d'études économiques Asteres, contacté par le journal 20minutes.


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