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Smartphones : La légende de l'internet illimité

Publié par Documentissime le 02/07/2010 | Lu 6304 fois | 0 réaction

Suite à une étude récemment réalisée, l'association UFC-Que Choisir dénonce le manque d'informations données par les opérateurs mobiles concernant l'usage de l' « Internet illimité ». Elle constate que les opérateurs utilisent abusivement les termes d' « Internet » et d' « illimité » et elle demande donc un encadrement législatif ou réglementaire des offres d'accès au web sur téléphone mobile. Selon un sondage réalisé par l'association, 41 % des consommateurs ne sont pas satisfaits de leur connexion 3G trop lente et peu fournie en services.

Des débits trop lents

 

L’association UFC-Que Choisir dénonce de graves problèmes de débit, beaucoup trop lent par rapport aux capacités des téléphones. L’association a demandé à 700 utilisateurs de smartphones d’installer une application destinée à mesurer la vitesse de débit. Il en ressort que très peu bénéficient des 7,2 Mbit/s annoncés par les opérateurs ayant déployé un réseau 3G+ ; seuls 45 % des personnes ayant répondu au questionnaire ne peuvent avoir une connexion dépassant 380 kbit/s, le plancher pour un réseau 3G.

 

La situation serait encore plus catastrophique pour Virgin Mobile : sur les 36 abonnés participant à l'étude, 78 % constatent que leur débit est inférieur à 400 kbit/s. Pour l'UFC-Que Choisir, l'opérateur a certainement mis en place un bridage, qui serait donc défavorable aux abonnés.

 

Ces débits très lents provoquent des problèmes de vitesse dans l’affichage des pages, des coupures lors de la navigation ou la réception de flux de musique ou de vidéos.

 

Par ailleurs, quand ils accèdent à la 3G, 30 % des utilisateurs se plaignent d'une mauvaise réception du signal. Les trois opérateurs se vantent pourtant d’avoir un taux de couverture exceptionnel : 88 % pour France Télécom, 87 % pour SFR et 81 % pour Bouygues Telecom.

 

Un manque de services

 

Le terme « Internet » ne doit pas avoir la même définition pour les opérateurs. Beaucoup d’utilisateurs dénoncent l’impossibilité de surfer et recevoir des e-mails en toute liberté. En effet, beaucoup de services, pourtant de base sur un ordinateur, ne sont pas accessibles via un terminal mobile. C’est le cas pour certains des réseaux sociaux et messageries instantanées. Sans compter l'impossibilité de communiquer par la voix sur Internet (VOIP : La VOIP est une technique utilisée par Skype notamment pour téléphoner via Internet, ce qui est beaucoup plus économique que le téléphone classique), d’accéder au Peer to peer, et de recevoir des e-mails, fonctionnalité qui est parfois proposée en option.

 

Bridage des forfaits

 

Déjà relevé par l’association française des utilisateurs de télécommunications, il y a quelques mois, le bridage des forfaits est une nouvelle fois remis en cause par l’association UFC-Que Choisir. Les forfaits pourtant appelés « illimités » ne peuvent pas donner accès à Internet à l’infini. Les contrats d'abonnement limitent le volume de données mensuelles (500 mégaoctets à 2 gigaoctets). L’association demande donc que soit utilisé le terme « forfaits de données » à la place de forfaits illimités.

 

Appel aux pouvoirs publics

 

Selon Edouard Barreiro, chargé de mission à l’UFC, « Il faut que l'Arcep fasse respecter les textes en exigeant que les opérateurs soient plus transparents». Et si cela n’est pas suffisant,  « un renfort législatif sera peut-être nécessaire » ajoute-t-il.

L'association demande notamment de n'employer le terme « Internet » dans les offres que lorsque tous les usages y sont permis et appelle à l'arrêt de la mention « illimité » dans les offres soumises à un quota de données échangeables. Enfin, elle demande à ce que les opérateurs soient obligés de fournir une information plus complète sur les « caractéristiques du service fourni ».

Des mesures dont la mise en œuvre risque d'être délicate, face au lobby des opérateurs de téléphonie mobile…


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