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Véronique Courjault en liberté conditionnelle

Publié par Documentissime le 19/05/2010 | Lu 5333 fois | 0 réaction

Véronique Courjault a été libérée lundi 17 mai 2010 après avoir purgé seulement la moitié de sa peine. Connue dans l'affaire des « bébés congélés », elle a été condamnée à huit ans de prison pour trois infanticides en 2009. Elle fait aujourd'hui l'objet d'une libération conditionnelle. Toutefois, elle reste soumise à certaines obligations : ne pas communiquer avec la presse et poursuivre son traitement psychiatrique en font partie.

Arrêtée en octobre 2006, après la découverte par son mari Jean-Louis Courjault de 2 bébés congelés, Véronique Courjault, mère de 2 enfants âgés de 13 et 15 ans, a été libérée ce lundi 17 mai 2010. Alors que le couple niait leur parenté avec les bébés morts, les tests ADN avait révélé la paternité de Jean-Louis Courjault. Par la suite, Véronique Courjault avait avoué ses actes et reconnu l’infanticide d’un troisième enfant né en 1999 en Charente-Maritime. Condamnée par la Cour d'assises d'Indre-et-Loire à 8 ans de prison pour le triple infanticide le 18 juin 2009, elle a pu rejoindre sa famille en début de semaine.

 

Une libération trop rapide ?

Alors qu’elle avait été condamnée à 8 ans de prison, Véronique Courjault a été libérée au bout d’environ 1 an d’emprisonnement. Henri Leclerc, l’avocat de l’accusée, expliquait que sa libération conditionnelle est « une procédure tout à fait normale avec des délais classiques ». Avec la détention préventive, elle a effectué la moitié de sa peine. En effet, elle était, depuis 2006, en détention provisoire, dans l’attente de sa condamnation. Sa libération, « précoce » pour certains, suscite néanmoins des critiques au regard de la gravité de son crime et de sa pathologie.

L’auteure du triple infanticide a été libérée après de nombreuses requêtes auprès du juge. Sa libération conditionnelle n’est pas sans conditions. En effet, elle est encadrée par des obligations fixées par le juge, telles que ne pas communiquer avec la presse ou encore poursuivre ses soins psychiatriques.

 

Le soutien continu de son mari

Jean-Louis Courjault a expliqué accueillir cette libération "avec soulagement". Soupçonné de complicité lors de l’enquête sur les bébés congelés, sa femme avait avoué qu’il n’était pas au courant de toutes ses grossesses et des infanticides. Il explique aux micros de TF1 qu’il souhaite aujourd’hui tourner la page.

Véronique Courjault en tant que figure du déni de grossesse

Félix Navarro, médecin à Toulouse, président de l’association française pour la reconnaissance du déni de grossesse, revient sur le cas de Véronique Courjault  à l’occasion de sa libération. Il explique sur RMC qu’elle n’aurait pas du être emprisonnée car le déni de grossesse est un mal qui touche beaucoup de femmes. Il précise que pour la plupart, elles ne sont pas au courant de l’existence d’une telle pathologie. « Contrairement à ce qu'on croit, beaucoup de femmes font des dénis de grossesse. », dit-il. Toutefois, même si durant le procès le déni de grossesse avait été abordé, Véronique Courjault avait bien été condamnée pour infanticide, ce qui reste sans doute une autre pathologie, néanmoins insusceptible d’écarter la responsabilité de son auteur.


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