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Profession : Juriste
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Suicides à France Télécom : une enquête est ouverte
Après que 35 salariés du groupe France Télécom se soient suicidés en l'espace de deux années, le syndicat SUD avait porté plainte contre la direction pour « harcèlement moral ». Le 13 juillet 2010, on apprenait que la direction de France Télécom avait pris la décision de requalifier le suicide de l'un de ses salariés en accident du travail. Un feuilleton qui se poursuit ces derniers jours avec la saisie de la police judiciaire parisienne en vue d'une enquête sur la raison des suicides de France Télécom.
Un suicide requalifié en accident du travail
Le 13 juillet 2010, on apprenait que France Telecom a pris la décision de requalifier le suicide de l’un de ses salariés en accident de travail (http://www.documentissime.fr/profil/documentissime/article-350-france-telecom-le-suicide-d-un-salarie-requalifie-en-accident-du-travail.html), endossant pour la première fois la responsabilité du décès de l’un de ses employés et permettant ainsi à ses ayants-droit d’être indemnisés.
Une enquête menée en parallèle…
Aujourd’hui, on apprend qu’une enquête, qui pourrait durer plusieurs années, vient d’être ouverte. Il s’agit de la procédure classique, après l’ouverture par le parquet de Paris d’une information judiciaire contre X qui fait suite à une plainte déposée en avril 2010.
En effet, après la vague de suicide qui a eu lieu au sein du groupe France Télécom durant les années 2008 et 2009, le syndicat SUD (Solidaires Unitaires Démocratiques) a porté plainte contre la direction pour « harcèlement moral ».
Suite à cela, la Police Judiciaire (PJ) parisienne vient d’être saisie de l'affaire. Ainsi, dans les prochains mois, les enquêteurs de la Brigade de Répression de la Délinquance à la Personne (BRDP) vont auditionner les responsables de l’entreprise afin d’obtenir un maximum d’informations sur les causes de ces suicides et de déterminer si les 35 salariés ont été poussés à se suicider du fait de leurs conditions de travail au sein du groupe France Télécom.
A ce jour, la direction de France Telecom n’a pas fait de déclaration à ce propos.



