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Premiers préparatifs de la Poste pour sa privatisation au premier janvier 2011

Publié par Julie TROUPEL le 06/10/2010 | Lu 6250 fois | 0 réaction

La privatisation de la Poste n'a pas encore eu lieu, mais ne saurait tarder. Hier, Nicolas Routier, Directeur général adjoint de la Poste, s'est exprimé au cours d'un séminaire, sur les mesures que le groupe entend adopter à l'occasion de son ouverture au marché de la concurrence. Ces mesures entreront dans « un plan stratégique 2015 ». Le journal les Echos se fait l'écho (sans mauvais jeu de mots) de la communication des résolutions des dirigeants de la Poste, à la veille de sa privatisation fixée au 1er janvier 2011.

Le plan stratégique 2015 de la Poste

Nicolas Routier annonce la couleur : une fois privatisée, il semblerait que la Poste subisse une véritable renaissance. D’après ses termes, « le courrier a un avenir s'il parvient à se réinventer ».

Comme toute entreprise privée, pour se faire une place sur l’inhospitalier, mais au combien attractif, marché de la concurrence, la Poste doit avant tout miser sur la gestion de la relation d’affaires et de la communication commerciale, dite « relation client », qui représente 80 % sur les 11,7 milliards d'euros générés par l'activité.

Les dirigeants de la Poste sont toutefois plutôt confiants. « Sur ces deux marchés en croissance, nous sommes leaders en France », s’est félicité Nicolas Routier.

C’est donc sur des actions telles que l’envoi de contrats, l’envoi de factures, d'encaissements, l’expédition d'imprimés publicitaires …, que la Poste entend se concentrer.

Assurément, c’est pour des raisons économiques que La Poste avait elle-même demandé au gouvernement sa libéralisation.

L’ambition de la Poste devrait mettre un frein au déclin du volume du courrier, dont on prévoit une chute de 30 % entre 2009 et 2015, soit 2,6 milliards d'euros de chiffre d'affaires en moins.

Les dirigeants disent alors vouloir : « compenser cette baisse aux deux tiers par des baisses de coûts et pour un tiers par des offres nouvelles ». Pour ce faire, ils entendent diversifier leur service en créant notamment :

  • le coffre- fort électronique, qui sera proposé aux petites et moyennes entreprises
  • la régie pour les grands annonceurs (Médiapost Publicité)

Mais qu’en est-il du devenir de l’activité principal de la Poste, à savoir l’envoi des courriers aux particuliers ?

Un courrier pour les particuliers à deux vitesses

La Poste ne reviendra pas sur son engagement de distribution du courrier à J + 1 pour les particuliers, au contraire, elle souhaite l’améliorer : « Il n'est pas dans notre intention de renoncer au J+1, car ça n'aurait pas de sens de dégrader la promesse aux clients au moment où la concurrence est totale ».

Au début de l'été, la Cour des comptes s'était d’ailleurs déjà prononcée pour une refonte de cette offre.

Pour la Poste, l’enjeu est ambitieux : le taux actuel de réussite du J+1 étant de 85 %, il sera difficile de faire mieux, mais les dirigeants réfléchissent à : « d'autres offres, en laissant le choix aux clients. »

Ainsi, la Poste établirait un courrier à deux vitesses, avec lequel l’expéditeur se retrouverait devant deux choix possibles, soit :

  • payer un timbre à 58 centimes avec un engagement d'arrivée à J+1 à 85 %
  • payer un timbre moins onéreux, avec un délai d'acheminement plus long mais un taux de réussite à 95%.

La viabilité du plan stratégique 2015 passe par des économies

Selon la Poste, les économies représenteront : "20 % sur sept ans, soit 3 % par an, ce qui n'est pas insurmontable ».

Economie rimant malheureusement souvent avec licenciement, les salariés, représentant 60 % des charges de la Poste, commencent à trembler.

Mais le groupe a rassuré ses salariés en promettant qu’il n’y aurait pas de plan social, ni de contrats précaires, mais un taux de remplacement des départs à la retraite de un sur quatre environ pour ses facteurs.


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