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Mieux vaut être beau quand on travaille chez Prada Japon
Une ancienne salariée de Prada reproche à la Direction de la filiale japonaise son comportement discriminatoire à l'égard de certaines employées. L'apparence physique, notamment l'âge, la corpulence ou la beauté de celles-ci auraient en effet été pris en considération par la hiérarchie et à l'origine d'une inégalité de traitement.
Rina Bovrisse, une ancienne employée de Prada Japon, a décidé de poursuivre en justice la filiale japonaise du groupe italien, considérant son licenciement comme abusif en ce qu’il trouve sa justification dans sa prétendue laideur physique.
L’intéressée a expliqué aux journalistes qu'elle souhaitait que l'affaire soit portée devant les tribunaux, au nom de toutes les femmes traitées de façon injuste par leur employeur japonais. Elle sera accompagnée, lors de l’audience prévue le 14 mai prochain, de deux femmes ayant également travaillé pour la marque de luxe.
Rina Bovrisse requiert l'annulation de son licenciement discriminatoire et l’octroi de dommages et intérêts. Son action en justice fait suite à l'échec d'un éventuel arrangement amiable entre elle et la Direction.
Le fond du problème repose sur les accusations de l’ex-employée de la filiale japonaise qui estime que la Direction aurait poussé à la démission de nombreuses collègues, leur reprochant d'être « âgées, moches, grosses, d'avoir une mauvaise denture et de ne pas être mignonnes ».



