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Marée noire : la société BP paiera-t-elle ?

Publié par Documentissime le 16/05/2010 | Lu 5178 fois | 0 réaction

La catastrophe de la marée noire est survenue le 22 avril 2010, sur les côtes du Golfe du Mexique, laissant déverser des tonnes de pétrole dans l'Océan Atlantique. La compagnie pétrolière British Petroleum (BP), propriétaire de cette plateforme, est sujette à de nombreuses critiques et doit faire face aux conséquences de ces fuites de pétrole. Elle compte déposer sous peu un couvercle de confinement pour stopper les déversements de pétrole, afin de freiner la propagation de la marée noire vers les rivages.

Le 22 avril 2010, une plate-forme de la compagnie BP sombre, laissant déverser plus de 5000 barils de pétrole dans l’océan. La marée noire s’est propagée plus vite que prévu et a pris une très grande ampleur notamment suite à la découverte de fuites supplémentaires. Les barrages flottants installés afin d’éviter que le pétrole ne se propage, n’ont pas pu protéger les plages de sable. « Au moment de l’accident, nous pensions que les dispositifs de sécurité auraient stoppé le flux de pétrole », avait déclaré Doug Suttles, chef des opérations au sein du groupe BP.

 

Des mesures pour endiguer la marée noire 

Avec l’aide d’un climat plus calme, des bateaux ont été déployés pour essayer d’endiguer les flux de pétrole. Dorénavant, la nappe pétrolière, alimentée au rythme de 800 000 litres de brut par jour, s’étend sur 208 km de long et 112 km de large et la marée noire pourrait même atteindre les côtes de Miami. La compagnie pétrolière a donc décidé de déposer un couvercle de confinement pour arrêter les fuites. Ce couvercle devrait être utilisé dans les prochains jours et plusieurs autres devraient également être installés au niveau des autres fuites. Le principe serait de mettre en place cette chape de 70 tonnes et deux autres couvercles d'ici à une semaine sur les fuites au fond de l'eau puis d'aspirer le pétrole grâce à un bateau de forage. Une mesure « de première urgence », selon Barack Obama, lors de son passage en Louisiane la semaine dernière.

Si les vents et le mauvais temps ont contribué à fragmenter la nappe et ainsi à éviter l’arrivé d’épaisses flaques de mazout sur les cotes, remplacées par des milliards de gouttelettes de la taille d'un grain de sel, les dégâts sont delon les spécialistes imminents et inévitables.

 

Une véritable menace pour l’écosystème

La catastrophe du Golfe du Mexique inquiète aujourd’hui les politiques mais en premier lieu les écologistes et protecteurs de la nature.

En effet, parmi les conséquences néfastes, on compte notamment la menace que représente cette marée noire envers les animaux et plus précisément les oiseaux nichés dans les marais, marécages et îles-barrières du golfe du Mexique, qui nourrissent actuellement leurs oisillons. Même si la marée noire n’atteint pas les cotes, ce sont des dizaines d’espèces qui sont menacées.

Hormis les nombreuses critiques, certains pêcheurs auraient porté plainte contre la compagnie pétrolière, pour la pollution occasionnée et qui menace leur activité. Toutefois, les précautions sont renforcées pour limiter au maximum la propagation de la nappe pétrolière. Selon Matthew Schofield, garde-côtes,  « l’amélioration des conditions est encourageante ». 

Ces derniers jours, la société pétrolière BP et les gardes-côtes ont eu un peu de répit. En effet, les vents stabilisent la nappe de brut à quelque 20 miles des côtes. Seules quelques îles comme celles de la Chandeleur semblent pour l'instant avoir été touchées.

 

Les politiques se mobilisent

De son côté, la commission du commerce du Sénat américain a annoncé qu’elle se va pencher sur la question de la marée noire dans le Golfe du Mexique. Parallèlement, la commission de l'énergie et du commerce de la chambre des représentants et la commission de l'énergie et des ressources naturelles organiseront des auditions séparées sur ce sujet la semaine prochaine.

Bien que les conséquences de cette marée noire ne soient pas encore quantifiables, BP va devoir indemniser les victimes : actuellement soumise à un plafond de 75 millions de dollars (conformément à une loi votée après le naufrage de l'Exxon Valdez), la présidence fait le forcing pour obtenir le relèvement de la limite de responsabilité de BP, afin de permettre l’indemnisation de tous les dommages économiques provoqués, allant de la perte de salaires à la disparition des recettes touristiques.

La marée noire ayant atteint les cotes de la Louisiane, BP devra assumer le coût du nettoyage des côtes, conformément à la loi sur la pollution pétrolière, en plus de l’indemnisation de tous les autres dommages, ce qui représente, d’après la Maison Blanche une somme bien supérieure au plafond de 75 millions de dollars…

Plusieurs sénateurs démocrates ont d’ailleurs déposé une proposition de loi visant à relever cette limite de responsabilité à 10 milliards.


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