Le 33 700 : Halte aux SMS indésirables et spams vocaux

Publié par Documentissime le 28/06/2010 | Lu 6281 fois | 0 réaction

Fort de son succès, le dispositif 33 700 de lutte contre les SMS indésirables, lancé en novembre 2008, a été étendu aux spams vocaux. Les usagers victimes pourront désormais, en plus des SMS indésirables, dénoncer les numéros utilisés pour appeler abusivement les portables de centaines de milliers d'abonnés. D'après des chiffres publiés lundi par la Fédération française des télécoms (FFT), près de 800 000 cas de SMS frauduleux auraient été signalés depuis la mise en place du numéro d'alerte ; les alertes des spams vocaux devraient également se succéder.

Le spam vocal repose sur un principe simple. Il consiste à appeler un fixe ou mobile depuis un numéro surtaxé et à raccrocher au bout d'une ou deux sonneries, sans que vous n'ayez eu le temps de répondre. Vous rappelez le numéro, vous acquittant au passage d'un coût forfaitaire par appel ou à la minute, sans bénéficier d'un service ou en étant parfois renvoyé sur des contenus sensibles.

 

Le service permet désormais de signaler ces appels indésirables. Les consommateurs transfèrent les références de l’appel au 33 700 par SMS en signalant dans le corps du message la mention “spam vocal” suivie du numéro de téléphone en question. Le service envoie à la victime un accusé de réception. Sur la base des signalements recueillis dès lors que l’abus est établi, les opérateurs prévenus par la plateforme ont la possibilité de décider de fermer les numéros surtaxés, les cas les plus graves étant transmis aux services de police compétents.

 

Le système a déjà fait ses preuves. Initialement prévue pour l’alerte des SMS indésirables, la plateforme a permis en 18 mois d’identifier 550 000 cas de messages renvoyant vers un numéro surtaxé et de fermer 790 numéros, provoquant ainsi la réduction des SMS indésirables de 50%.

 

Dans le souci de protection des consommateurs, sera mise en place dès le premier trimestre 2011, une liste regroupant les coordonnées des personnes qui ne souhaitent plus être démarchées au téléphone par les entreprises. Elle viendra ainsi compléter l’offre de protection contre l’usage commercial des numéros de téléphone des consommateurs.