Notez cet article

Ingrid Betancourt renonce à toute forme d'indemnisation

Publié par Sarah SOMATRI le 19/07/2010 | Lu 639 fois | 0 réaction

La demande d'indemnisation de plusieurs millions de dollars formulée par Ingrid Betancourt auprès des autorités de Bogota avait provoqué la polémique dans tout le pays et s'était soldée, mardi 13 juillet 2010, par la renonciation de l'ex-otage à se faire indemniser par la Colombie. Par ailleurs, samedi 17 juillet 2010, Ingrid Betancourt a également déclaré refuser l'offre de 450 000 euros que lui faisait la France pour l'indemniser des six années qu'elle a passé en tant qu'otage des Forces Armées Révolutionnaires de Colombies (les FARC). Une somme qu'elle a d'abord refusé parce qu'elle la jugeait insuffisante, pour ensuite y renoncer officiellement afin de mettre définitivement fin au tollé général suscité par sa requête.

Ingrid Betancourt renonce à être indemnisée par la Colombie

Le 30 juin 2010, Ingrid Betancourt entamait une procédure auprès des autorités de Bogota, sollicitant une indemnisation de plusieurs millions de dollars.

Pour appuyer sa demande, Ingrid Betancourt affirmait que, le 23 février 2002, jour de son enlèvement par les FARC, sa sécurité avait été négligée.

Mais sa demande avait provoqué un tollé dans toute la Colombie, à la suite de quoi elle avait renoncé à sa demande d’indemnisation.

Ingrid Betancourt renonce également à être indemnisée par la France

Le Journal du dimanche a révélé qu’Ingrid Betancourt avait secrètement entamé une procédure pour obtenir des indemnités de la part de la France.

Ainsi, la somme de 450 000 euros aurait été débloquée en sa faveur du fonds de garantie des victimes.

Mais, toujours selon le Journal du dimanche, Ingrid Betancourt aurait refusé de toucher une telle somme, la jugeant « insuffisante » compte tenu du préjudice qu’elle aurait subi.

Le conseil d’administration du fonds de garantie des victimes, financé par les cotisations obligatoires sur les contrats d’assurance de responsabilité civile, devait donc se pencher à nouveau sur son dossier en Septembre 2010.

Mais, samedi 17 juillet 2010, l’ex-otage a fait parvenir à l’Agence France-Presse (AFP) un communiqué de presse dans lequel elle affirme qu’après avoir renoncé à sa demande d’indemnisation en Colombie, elle  « tient à agir en conséquence avec la France qui l’a soutenue grandement pendant les six années de sa séquestration et depuis sa libération », renonçant ainsi « à l’offre du Fonds de garantie des victime ». Ingrid Betancourt a cependant remercié l’Etat français d’avoir reconnu son droit à réparation.

Une indemnisation qui ne sera pas généralisée… au contraire

Rappelons à ce titre que la France vient d’adopter un projet de loi visant à ce que les otages ayant pris des risques remboursent les frais engagés par l’Etat français pour leur libération (http://www.documentissime.fr/profil/documentissime/article-348-prises-d-otages-l-etat-francais-pourra-demander-le-remboursement-des-frais-de-liberation.html).

Cette mesure vise à décourager les aventuriers de visiter les zones à risques, comme c’est déjà le cas en Allemagne et en Suisse.

Le Ministre des affaires étrangères a cependant annoncé que les journalistes et les humanitaires n’étaient pas concernés par la mesure.